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<title>Explosion atomique</title>
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<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><span class="mw-page-title-main">Explosion atomique</span></h1>
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<div id="mw-content-text" class="mw-body-content mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr"><div class="mw-content-ltr mw-parser-output" lang="fr" dir="ltr">
<p>Une <b>explosion atomique</b> ou <b>explosion nucléaire</b> est le résultat de l'<a href="Explosion" title="Explosion">explosion</a> d'une <a href="Arme_nucl%C3%A9aire" title="Arme nucléaire">arme nucléaire</a>. La première explosion nucléaire provoquée par l'homme est <a href="Trinity_(essai_atomique)" title="Trinity (essai atomique)">Trinity</a>, qui a lieu aux États-Unis le <time class="nowrap" datetime="1945-07-16" data-sort-value="1945-07-16">16 juillet 1945</time> près d'<a href="Alamogordo" title="Alamogordo">Alamogordo</a> (<a href="Nouveau-Mexique" title="Nouveau-Mexique">Nouveau-Mexique</a>).
</p><p>Une explosion atomique ne distingue généralement pas l'explosion d'une <a href="Bombe_A" title="Bombe A">bombe A</a> (à <a href="Fission_nucl%C3%A9aire" title="Fission nucléaire">fission</a>) de celle d’une <a href="Bombe_H" title="Bombe H">bombe H</a> (à <a href="Fusion_nucl%C3%A9aire" title="Fusion nucléaire">fusion</a>). Ses caractéristiques sont :
</p>
<ul><li>l'énergie libérée (exprimée en kilotonnes ou mégatonnes de <a href="Trinitrotolu%C3%A8ne" title="Trinitrotoluène">TNT</a> – une <a href="Tonne_de_TNT" class="mw-redirect" title="Tonne de TNT">tonne de TNT</a> développant 10<sup>9</sup> <abbr class="abbr" title="calories"><a href="Calorie" title="Calorie">calories</a></abbr>, soit 4,18 × 10<sup>9</sup> <abbr class="abbr" title="joules"><a href="Joule" title="Joule">joules</a></abbr>), de plusieurs ordres de grandeur supérieurs aux explosifs conventionnels ;</li>
<li>l'effet du flash thermique, spécifique à cette arme, qui a un effet <a href="Bombe_incendiaire" title="Bombe incendiaire">incendiaire</a> et est susceptible de déclencher des <a href="Temp%C3%AAte_de_feu" title="Tempête de feu">incendies massifs</a> ;</li>
<li>l'<a href="Impulsion_%C3%A9lectromagn%C3%A9tique_nucl%C3%A9aire" title="Impulsion électromagnétique nucléaire">impulsion électromagnétique</a>, qui s'étend sur une plus grande surface si l'explosion a lieu en altitude ;</li>
<li>les <a href="Radiation_%C3%A9lectromagn%C3%A9tique" class="mw-redirect" title="Radiation électromagnétique">radiations</a> émises par l'explosion et (éventuellement) par les <a href="Retomb%C3%A9es_radioactives" class="mw-redirect" title="Retombées radioactives">retombées</a>.</li></ul>
<p>Ces facteurs expliquent la puissance et les conséquences redoutables de l'explosion atomique.
</p><p>L'énergie produite par une <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_(nucl%C3%A9aire)" title="Réaction en chaîne (nucléaire)">réaction en chaîne</a> divergente a pour effet immédiat de vaporiser et disloquer l'engin, qui cesse alors d'être dans un <a href="Criticit%C3%A9_(nucl%C3%A9aire)" title="Criticité (nucléaire)">état critique</a>, à la fois parce que la température s'élève et parce que la matière se disperse. La réaction en chaîne peut donc cesser dès que l'énergie libérée est capable de disloquer l'engin dans cette explosion, ce qui ne représente <i>a priori</i> que l'équivalent de quelques kilogrammes d'explosif.
</p><p>De ce fait, il n'est pas possible de réaliser accidentellement une « explosion atomique » proprement dite, à partir d'un simple <a href="Accident_de_criticit%C3%A9" title="Accident de criticité">accident de criticité</a>, ou à la suite d'un <a href="Accident_nucl%C3%A9aire" title="Accident nucléaire">accident nucléaire</a>.
</p><p>Pour atteindre des dégagements d'énergie d'intérêt militaire, il faut une conception spécifique et soignée de l'engin pour que la <a href="Criticit%C3%A9_(nucl%C3%A9aire)" title="Criticité (nucléaire)">criticité</a> soit au départ très importante, et soit maintenue suffisamment longtemps jusqu'à la dislocation : c'est l'objet de la conception délicate d'une <a href="Bombe_A" title="Bombe A">bombe A</a>, et de la conception encore plus délicate d'une <a href="Bombe_H" title="Bombe H">bombe H</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Physique_de_l'explosion"><span id="Physique_de_l.27explosion"></span>Physique de l'explosion</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Libération_de_l'énergie"><span id="Lib.C3.A9ration_de_l.27.C3.A9nergie"></span>Libération de l'énergie</h3></div>
<p>La première phase de l'explosion atomique (de 0 à 10<sup>−6</sup> seconde) est la <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_(nucl%C3%A9aire)" title="Réaction en chaîne (nucléaire)">réaction en chaîne</a>, qui produit l'énergie atomique.
</p><p>Lorsque la <a href="Masse_critique_(r%C3%A9action_nucl%C3%A9aire)" title="Masse critique (réaction nucléaire)">masse critique</a> est atteinte, que ce soit dans le cas du plutonium ou de l'uranium, une réaction en chaîne se déclenche.
</p><p>Chaque fission libère de l'ordre de 3,2 × 10<sup>−11</sup> <abbr class="abbr" title="joule">J</abbr>. Pour produire par fission une <a href="Puissance_des_armes_nucl%C3%A9aires" title="Puissance des armes nucléaires">énergie équivalente</a> à 20 <abbr class="abbr" title="kilotonnes de TNT"><a href="Tonne_de_TNT" class="mw-redirect" title="Tonne de TNT">kilotonnes de TNT</a></abbr> (un peu plus que la puissance de la bombe atomique larguée sur Hiroshima), soit 8,4 × 10<sup>13</sup> <abbr class="abbr" title="joule">J</abbr>, la réaction en chaîne doit porter sur environ 2,6 × 10<sup>24</sup> fissions, c'est-à-dire <span class="nowrap">4,3 <a href="Mole_(unit%C3%A9)" title="Mole (unité)">moles</a></span>, ce qui représente la fission d'un kilogramme de matière nucléaire<sup id="cite_ref-2" class="reference"><a href="#cite_note-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Dans les armes modernes, l'explosion initiale d'une <a href="Bombe_A" title="Bombe A">bombe A</a> est tout d'abord <a href="Bombe_%C3%A0_fission_dop%C3%A9e" title="Bombe à fission dopée">dopée</a>, puis dans une <a href="Bombe_H" title="Bombe H">bombe H</a>, l'énergie obtenue est utilisée pour déclencher la fusion d'un second étage.
</p><p>L'explosion initiale de l'engin nucléaire créé de l'énergie sous quatre formes, qui vont interagir avec l'environnement pour dissiper l'énergie globale :
</p>
<ul><li>les fissions nucléaires et fusions éventuelles ont créé un flash de rayons gamma ; mais ce rayonnement gamma initial sera généralement capturé par l'enveloppe de l'engin ; on estime généralement que seulement 1 % de ce rayonnement gamma primaire s'échappera de l'engin pour avoir des conséquences extérieures. La majorité de cette énergie contribuera donc simplement à vaporiser l'enveloppe du dispositif ;</li>
<li>les fissions nucléaires et fusions éventuelles ont également créé un flash de neutrons, neutrons lents créés par <a href="Fission_nucl%C3%A9aire" title="Fission nucléaire">fission nucléaire</a> (2 à <span class="nowrap">3 <a href="MeV" class="mw-redirect" title="MeV">MeV</a></span> par neutrons) ou neutrons rapides (<span title="2,243 046 × 10⁻¹² J ou 1 350 794 200 kJ/mol ou 17 357 200 000 nm" style="cursor:help">14</span> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt">MeV</abbr>) créés par <a href="Fusion_nucl%C3%A9aire" title="Fusion nucléaire">fusion nucléaire</a> ;</li>
<li>la matière constitutive de l'engin a reçu de l'<a href="%C3%89nergie_cin%C3%A9tique" title="Énergie cinétique">énergie cinétique</a> (à raison de ~ <span title="3,204 352 × 10⁻¹¹ J ou 19 297 060 000 kJ/mol ou 247 960 000 000 nm" style="cursor:help">200</span> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt">MeV</abbr> par <a href="Fission_nucl%C3%A9aire" title="Fission nucléaire">fission nucléaire</a> et <span title="5,607 616 × 10⁻¹³ J ou 337 698 550 kJ/mol ou 4 339 300 000 nm" style="cursor:help">3,5</span> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt">MeV</abbr> par <a href="Fusion_nucl%C3%A9aire" title="Fusion nucléaire">fusion nucléaire</a>). Cette énergie, dissipée localement, a conduit l'engin explosif à des conditions extrêmes de température (supérieures à 10<sup>7</sup> <abbr class="abbr" title="kelvin">K</abbr>) et de pression, concentrées dans le périmètre initial de l'engin ;</li>
<li>des produits de fission (et de la matière radioactive non fissionnée) représentent une énergie potentielle de <a href="Radiation_radioactive" class="mw-redirect" title="Radiation radioactive">radiation radioactive</a>, laquelle deviendra prépondérante que plus tardivement.</li></ul>
<p>À partir du dégagement initial d'énergie, une explosion nucléaire atmosphérique connaît cinq phases qui correspondent à différents modes de transfert de l'énergie<sup id="cite_ref-MinDef_3-0" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<ul><li>dépôt radiatif et formation de la boule de feu (quelques microsecondes) ;</li>
<li>(A) transfert radiatif de l'énergie, étendant la boule de feu (quelques microsecondes à une milliseconde) ;</li>
<li>(B) formation de l'onde de choc, extension de la surpression (d'une ms à moins d'une seconde) ;</li>
<li>(C) flash thermique et refroidissement progressif de la boule de feu (0,1 à <span class="nowrap">10 secondes</span>) ;</li>
<li>(D) formation du champignon (plusieurs secondes, voire minutes), élévation et dissipation du champignon, et retombées et pluie noire éventuelles (de quelques minutes jusqu'à plusieurs mois pour les retombées).</li></ul>
<p>La durée de ces dernières phases peut fortement varier en fonction de l'intensité, de l'altitude, de la nature de la bombe, des conditions météorologiques et de la nature du terrain dans le cas d'une explosion souterraine ou à faible altitude.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Boule_de_feu_et_surpression">Boule de feu et surpression</h3></div>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Dépôt_radiatif"><span id="D.C3.A9p.C3.B4t_radiatif"></span>Dépôt radiatif</h4></div>
<p>La phase de dépôt radiatif proprement dite prend place dès les premières microsecondes. Initialement, l’énergie est libérée par la réaction nucléaire essentiellement sous forme de <a href="Rayon_gamma" title="Rayon gamma">rayons γ</a> et de <a href="Neutron" title="Neutron">neutrons</a>. Ces rayonnements étant absorbés par l'<a href="Air" title="Air">air</a> en quelques mètres, les radiations interagissent avec les matériaux environnants et leur transfèrent l'énergie.
</p><p>Le dépôt radiatif dû au rayonnement gamma se fait de trois manières successives<sup id="cite_ref-EoNW8_4-0" class="reference"><a href="#cite_note-EoNW8-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> :
</p>
<ul><li>le flash gamma initial a une puissance de l'ordre de 10<sup>28</sup> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt par seconde et par kilotonne"><a href="%C3%89lectron-volt" class="mw-redirect" title="Électron-volt">MeV</a>/s/<a href="Tonne#Unité_d'énergie" title="Tonne">kt</a></abbr> et une durée de l'ordre de 10<sup>−6</sup> <abbr class="abbr" title="seconde">s</abbr> ; il est majoritairement absorbé par l'enveloppe de l'engin ;</li>
<li>la désexcitation des états isomériques des produits de fission conduit à un rayonnement gamma de l'ordre de 10<sup>25</sup> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt par seconde et par kilotonne">MeV/s/kt</abbr> sur une durée de l'ordre de 10<sup>−4</sup> <abbr class="abbr" title="seconde">s</abbr> ;</li>
<li>le rayonnement gamma associé aux produits de fission les plus instables est de l'ordre de 10<sup>22</sup> <abbr class="abbr" title="mégaélectron-volt par seconde et par kilotonne">MeV/s/kt</abbr> jusqu'à quelques dizaines de secondes.</li></ul>
<p>Par la suite, le rayonnement gamma des produits de fission continue à décroître, mais est conventionnellement associé à la radioactivité secondaire.
</p><p>Les rayons gamma sont pénétrants dans l'atmosphère, mais ionisent l'air sur leur passage, le chauffant et le rendant opaque.
</p><p>En parallèle, le flash neutronique contribue également à l'ionisation et à l'émission de rayonnement gamma<sup id="cite_ref-EoNW8_4-1" class="reference"><a href="#cite_note-EoNW8-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> :
</p>
<ul><li>dans un premier temps, la diffusion inélastique des neutrons sur la matière environnante conduit à des émissions gamma de l'ordre de 10<sup>27</sup> MeV/s/kt pendant 10<sup>−5</sup> <abbr class="abbr" title="seconde">s</abbr> ;</li>
<li>dans un deuxième temps, la capture neutronique par l'azote de l'air (créant du <a href="Carbone_14" title="Carbone 14">carbone 14</a>) créé des émissions gamma de l'ordre de 10<sup>24</sup> MeV/s/kt jusqu'à 1/<abbr class="abbr" title="Dixième">10<sup>e</sup></abbr> de seconde.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Phase_A_de_transfert_radiatif">Phase A de transfert radiatif</h4></div>
<p>À cette phase initiale succède la phase A, durant laquelle le principal mécanisme de transfert de l'énergie est le <a href="Transfert_radiatif" title="Transfert radiatif">transfert radiatif</a>.
</p><p>La température de la matière environnante monte, dépassant localement le million de <a href="Degr%C3%A9_Celsius" title="Degré Celsius">degrés Celsius</a>, pour donner naissance à une sphère de <a href="Physique_des_plasmas" title="Physique des plasmas">plasma</a> : la boule de feu (masse sphérique de gaz incandescents).
</p><p>Se comportant comme un <a href="Corps_noir" title="Corps noir">corps noir</a>, la boule de feu émet un rayonnement thermique intense, d’abord principalement sous forme de <a href="Rayons_X" class="mw-redirect" title="Rayons X">rayons X</a>. Mais l’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils sont réabsorbés en quelques mètres, ce qui fait monter la température de l'air environnant et le transforme à son tour en plasma. La boule de feu connaît alors une expansion rapide, et son rayon atteint quelques dizaines de mètres ; cette phase dure quelques centaines de microsecondes<sup id="cite_ref-MinDef_3-1" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Avec l'expansion de la boule de feu, la densité d'énergie diminue, ce qui correspond à une baisse de la température.
</p><p>À ce stade, la boule de feu rayonne librement dans l'air dans les ondes visibles, ce qui provoque un premier flash lumineux très bref<sup id="cite_ref-Double_5-0" class="reference"><a href="#cite_note-Double-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-6" class="reference"><a href="#cite_note-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Au sein même de la boule de feu, d'éventuelles fluctuations de température sont rapidement atténuées par le <a href="Transfert_radiatif" title="Transfert radiatif">transfert radiatif</a>, et la température est relativement homogène. À sa frontière, la boule de feu n'a pas encore de limite franche, mais suit l'atténuation déterminée par le libre parcours moyen des radiations<sup id="cite_ref-NWFAQ5_7-0" class="reference"><a href="#cite_note-NWFAQ5-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Phase_B_de_transfert_d'onde_de_choc"><span id="Phase_B_de_transfert_d.27onde_de_choc"></span>Phase B de transfert d'onde de choc</h4></div>
<p>La phase B de l'explosion se caractérise par l'apparition d'un transfert d'<a href="%C3%89nergie_m%C3%A9canique" title="Énergie mécanique">énergie mécanique</a>. Quand la boule de feu se refroidissant, atteint les <span title="540 032 °F ou 300 273,2 K" style="cursor:help">300 000</span> <abbr class="abbr" title="degré Celsius">°C</abbr>, sa vitesse d'expansion par transfert radiatif devient égale à la vitesse du son dans le plasma. À ce moment, une <a href="Onde_de_choc" title="Onde de choc">onde de choc</a> se forme à la surface de la boule de feu : c'est la « séparation hydrodynamique », moment où la boule de feu a son premier maximum de brillance<sup id="cite_ref-NWFAQ5_7-1" class="reference"><a href="#cite_note-NWFAQ5-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le plasma de la boule de feu est à haute température, mais sa densité est restée celle du milieu environnant, ce qui conduit à de hautes pressions. Dans les millisecondes qui suivent, la boule de feu commence à se <a href="Dilatation_thermique" title="Dilatation thermique">dilater</a>, les ions du plasma transférant de l'énergie cinétique aux molécules d'air environnantes. L'intensité de l'onde de choc est telle qu'elle rend initialement l'air opaque, diminuant la luminosité apparente de la boule de feu. Puis l'onde de choc se détache de la boule de feu en expansion, et redevient progressivement transparente. Au bout de quelques centaines de millisecondes, la boule de feu, dont le rayon dépasse plusieurs centaines de mètres, devient visible<sup id="cite_ref-MinDef_3-2" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, provoquant un deuxième maximum de l'intensité lumineuse<sup id="cite_ref-Double_5-1" class="reference"><a href="#cite_note-Double-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ce double maximum d'intensité lumineuse est une caractéristique d'une explosion atomique.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Phase_C_du_flash_thermique">Phase C du flash thermique</h4></div>
<p>À ce stade débute la phase C qui, outre la propagation de l’onde de choc dans l'air (connue sous le nom de souffle), se caractérise par l'émission d'un rayonnement thermique et lumineux très important : le flash thermique<sup id="cite_ref-MinDef_3-3" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. La boule de feu continue à grossir, à la fois par dilatation et par transfert radiatif des <span class="nowrap"><a href="Rayons_X" class="mw-redirect" title="Rayons X">rayons X</a></span>, et atteint son diamètre maximal en quelques secondes (autour de 2,2 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> en 10 <abbr class="abbr" title="seconde">s</abbr> pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>). Son expansion fait diminuer la densité d'énergie : la boule de feu se refroidit. Son rayonnement thermique « glisse » des <span class="nowrap">rayons X</span> vers l’<a href="Ultraviolet" title="Ultraviolet">ultraviolet</a>, la lumière visible et l’<a href="Infrarouge" title="Infrarouge">infrarouge</a>. L'air étant transparent à ces dernières longueurs d'onde, le rayonnement thermique peut alors se propager sur plusieurs dizaines de kilomètres. L'énergie contenue dans la boule de feu n'étant plus sous une forme contenue par l'opacité de l'atmosphère, elle peut alors se disperser massivement, sous forme d'un flash thermique. Intense, il brûle et enflamme des objets à distance.
</p><p>La puissance thermique rayonnée au cours du temps a ainsi une forme caractéristique des explosions nucléaires, deux pics séparés par un minimum. Le premier maximum correspond au flash lumineux apparaissant avant l'onde de choc ; le deuxième plus long correspond au flash thermique<sup id="cite_ref-MinDef_3-4" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>L'essentiel des dégâts observés sur la faune et la flore terrestre ou marine dans un rayon de quelques kilomètres est provoqué pendant les quelques secondes que dure la phase C<sup id="cite_ref-MinDef_3-5" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, par la brûlure thermique, ou par le choc entraîné par l'effet de souffle.
</p><p>La formation progressive du nuage radioactif caractérise la phase D de l'explosion<sup id="cite_ref-MinDef_3-6" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Formation_du_champignon">Formation du champignon</h3></div>
<p>Par <a href="Convection" title="Convection">convection</a>, la boule de feu s'élève rapidement du fait de sa température. En se refroidissant, elle cesse d'<a href="Corps_noir" title="Corps noir">émettre</a> de la lumière visible (donc cesse d'être incandescente). Le « champignon » qui se forme alors est un <a href="Cumulonimbus#Pyrocumulonimbus" title="Cumulonimbus">pyrocumulonimbus</a>, c'est-à-dire un nuage de type <a href="Cumulonimbus" title="Cumulonimbus">cumulonimbus</a> formé par une source de chaleur autre que le rayonnement solaire. La forme visible de ce nuage, qui ne correspond pas exactement au « nuage radioactif » est due à la condensation de la vapeur d'eau aspirée dans la partie centrale, reprise par les mouvements tourbillonnaires toroïdaux de la partie supérieure, et entraînée par les courants descendants extérieurs vers les basses couches où l'eau s'évapore<sup id="cite_ref-MinDef_3-7" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>En principe, il atteint la <a href="Stratosph%C3%A8re" title="Stratosphère">stratosphère</a> soit environ 20 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d'altitude pour une explosion de 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr> puis il s'écrase horizontalement sur une distance de 35 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> de diamètre pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>.
</p><p>Les <a href="Produits_de_fission" class="mw-redirect" title="Produits de fission">produits de fission</a> et les débris de l'engin explosif, qui avaient été transformés en <a href="%C3%89tat_plasma" title="État plasma">plasma</a> par l'explosion, refroidissent et se condensent en fines particules de <span class="nowrap">10 <a href="Nanom%C3%A8tre" title="Nanomètre">nm</a></span> à <span class="nowrap">20 <a href="Microm%C3%A8tre" title="Micromètre">μm</a></span> de diamètre.
</p><p>Postérieurement à l'explosion atmosphérique l'intégralité des substances se trouvant dans l'arme sont répandues dans l'atmosphère (en premier lieu) et sur le sol (à terme). Les principales matières radioactives sont les suivantes :
</p>
<ul><li>la proportion non fissionnée de la matière fissile (<a href="Uranium_235" title="Uranium 235">uranium 235</a> et <a href="Uranium_238" title="Uranium 238">uranium 238</a> ou <a href="Plutonium_239" title="Plutonium 239">plutonium 239</a>) ;</li>
<li>les produits de fission dont la masse est le complément à 100 % de la masse initiale de matière fissile ;</li>
<li>des produits d'activation des structures constitutives de l'arme.</li></ul>
<p>Si la boule de feu, au moment de sa formation, n'a pas touché le sol, le nuage est plutôt blanc, il contient surtout de l'<a href="Oxyde_d'azote" title="Oxyde d'azote">oxyde d'azote</a> issu de l'échauffement des composants de l'atmosphère absorbés par la boule de feu, de la vapeur d'eau et une faible quantité de débris (<a href="Poussi%C3%A8re" title="Poussière">poussières</a>, gaz) rendus fortement <a href="Radioactivit%C3%A9" title="Radioactivité">radioactifs</a> par la présence de <a href="Radioisotope" title="Radioisotope">radionucléides</a> issues de la réaction nucléaire initiale.
</p><p>Ces particules sont entraînées dans la <a href="Stratosph%C3%A8re" title="Stratosphère">stratosphère</a>, particulièrement si l'énergie dépasse <span class="nowrap">10 <a href="Tonne_de_TNT" class="mw-redirect" title="Tonne de TNT">kt</a></span>.
</p><p>Dans une explosion de surface, une grande partie des matériaux en surface est pulvérisée et vaporisée par l'explosion, et est entraînée dans le nuage radioactif ; il prend alors une couleur marron. Quand il se condense, ce matériau génère une grande quantité de particules de 100 <a href="Nanometre" class="mw-redirect" title="Nanometre">nm</a> à quelques millimètres de diamètre. Dans ce cas, les particules deviennent contaminés par les <a href="Produits_de_fission" class="mw-redirect" title="Produits de fission">produits de fission</a> et les <a href="Produits_d'activation" class="mw-redirect" title="Produits d'activation">produits d'activation</a> qui s'y condensent. Il peut s'y ajouter la <a href="Suie" title="Suie">suie</a> des incendies. Plus de la moitié de la radioactivité due à l'engin explosif peut se retrouver piégée dans ces débris, qui peuvent retomber sur terre en moins de <span class="nowrap">24 heures</span>.
</p><p>Dans ce cas, les <a href="Retomb%C3%A9es_radioactives" class="mw-redirect" title="Retombées radioactives">retombées radioactives</a> locales seront beaucoup plus importantes. Les premières retombées arrivent ainsi moins d'une heure après l'explosion. La composition chimique des éléments radioactifs conduit à une stratification chimique, les composés les moins volatils, qui se condensent en premier, se fixent sur les particules les plus grosses qui tombent localement ; les composés plus volatils se déposent par la suite et plus loin. Une contamination sévère peut s'étendre bien au-delà des limites de l'effet thermique et du souffle, surtout dans le cas d'une explosion de surface de forte puissance.
</p><p>Dans certains cas, pendant que le reste du nuage s'élève, les particules les plus grosses des débris aspirés dans la colonne retombent en cascade le long de la colonne ascendante du <a href="Champignon_atomique" class="mw-redirect" title="Champignon atomique">champignon atomique</a> vers le sol, sous la forme d'un cône qui entoure la partie haute de la colonne en s'évasant vers le bas<sup id="cite_ref-MinDef_3-8" class="reference"><a href="#cite_note-MinDef-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, formant une « jupe » dont la forme rappelle la collerette des <a href="Amanite" title="Amanite">amanites</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Cas_particulier_des_explosions_dans_l'espace"><span id="Cas_particulier_des_explosions_dans_l.27espace"></span>Cas particulier des explosions dans l'espace</h3></div>
<p>L'absence d'atmosphère pour absorber les rayonnements initialement formés modifie la répartition des énergies diffusées et la portée de leurs effets.
</p><p>À la suite de la détonation d’une arme nucléaire au niveau de l’orbite basse (quelques centaines de km d'altitude) de la Terre, voici la séquence d’événements qui aurait lieu<sup id="cite_ref-8" class="reference"><a href="#cite_note-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Durant les premières dizaines de nanosecondes : les puissants <span class="nowrap"><a href="Rayon_gamma" title="Rayon gamma">rayons γ</a></span> nés de l’explosion sont arrêtés par les molécules neutres de la haute <a href="Atmosph%C3%A8re_(Terre)" class="mw-redirect" title="Atmosphère (Terre)">atmosphère</a> à 30 ou 40 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d’altitude. Ces collisions aboutissent à l’émission simultanée d’<a href="%C3%89lectron" title="Électron">électrons</a> de forte énergie (<a href="Effet_Compton" class="mw-redirect" title="Effet Compton">effet Compton</a>). Ce grand nombre de charges en déplacement rapide dans la même direction génère une puissante <a href="Impulsion_%C3%A9lectromagn%C3%A9tique_nucl%C3%A9aire" title="Impulsion électromagnétique nucléaire">impulsion électromagnétique</a> qui peut endommager ou détruire les circuits sensibles des appareils électroniques sur une grande partie de la Terre (une étendue comparable à celle d'où l'explosion est visible).
</p><p>Durant les secondes suivantes, en l’absence d’atmosphère pour absorber et générer des effets thermiques ou mécaniques, 70 % de l’énergie de l’explosion est émise sous forme de <span class="nowrap"><a href="Rayon_X" title="Rayon X">rayons X</a></span>. Ces rayons X durs sont assez puissants pour pénétrer et « cuire » les systèmes électroniques des <a href="Satellite_artificiel" title="Satellite artificiel">satellites</a> dans l’espace voisin. Au même instant, les débris de la bombe sous forme de gaz ionisé sont projetés à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude. Ces particules chargées interagissent avec le <a href="Champ_magn%C3%A9tique_de_la_Terre" class="mw-redirect" title="Champ magnétique de la Terre">champ magnétique de la Terre</a>, ce qui le distord et crée un gigantesque <a href="Champ_%C3%A9lectrique" title="Champ électrique">champ électrique</a> de basse fréquence. Quoique ce champ soit faible (1 millivolt par mètre), il va induire dans les longs câbles <a href="Ligne_%C3%A0_haute_tension" title="Ligne à haute tension">terrestres</a> et <a href="C%C3%A2ble_sous-marin" title="Câble sous-marin">sous-marins</a> des courants de forte intensité, faisant disjoncter des installations électriques et téléphoniques même à grande distance du point d’explosion (au-delà de l'horizon). Ces effets sont de même nature que ceux que peuvent être produits par un <a href="Orage_magn%C3%A9tique" title="Orage magnétique">orage magnétique</a> de forte intensité, comme lors de l'<a href="%C3%89ruption_solaire_de_1989" title="Éruption solaire de 1989">éruption solaire de 1989</a>.
</p><p>Ces particules ionisées (<a href="%C3%89lectron" title="Électron">électrons</a> et <a href="Proton" title="Proton">protons</a>) sont finalement capturées et accélérées par le champ magnétique terrestre, puis injectées dans la <a href="Magn%C3%A9tosph%C3%A8re" title="Magnétosphère">magnétosphère</a> où elles pourraient rester piégées des années. Le résultat serait une augmentation de l’intensité, de la taille et du nombre des <a href="Ceinture_de_Van_Allen" title="Ceinture de Van Allen">ceintures de radiations</a> de la Terre, ce qui en quelques mois endommagerait l’électronique d’une grande partie de la flotte des satellites en orbite et rendrait le voyage des humains dans l'espace impossible pendant quelques mois à plusieurs années<sup id="cite_ref-9" class="reference"><a href="#cite_note-9"><span class="cite-bracket">[</span>9<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Effets">Effets</h2></div>
<p>Les bombes thermonucléaires ont des effets semblables aux autres armes nucléaires. Cependant, elles sont généralement plus puissantes que les bombes A, donc les effets peuvent être plus importants.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Répartition_de_l'énergie_dissipée"><span id="R.C3.A9partition_de_l.27.C3.A9nergie_dissip.C3.A9e"></span>Répartition de l'énergie dissipée</h3></div>
<p>Pour référence, l'énergie dissipée par l'explosion nucléaire d'<a href="Hiroshima" title="Hiroshima">Hiroshima</a> (environ 1/<abbr class="abbr" title="Soixantième">60<sup>e</sup></abbr> de <a href="Tonne_de_TNT" class="mw-redirect" title="Tonne de TNT">mégatonne TNT</a>, soit plus de <span class="nowrap">69 <a href="Joule_(unit%C3%A9)" class="mw-redirect" title="Joule (unité)">térajoules</a></span>) s'est partagée en 15 % de <a href="Rayonnements_ionisants" class="mw-redirect" title="Rayonnements ionisants">radiations</a>, 35 % de rayonnements thermiques et 50 % d'<a href="Onde_de_choc" title="Onde de choc">onde de choc</a>.
</p><p>Cette répartition peut varier en fonction :
</p>
<ul><li>de la puissance de la bombe : les petites puissances maximalisent les effets par <a href="Rayonnements_ionisants" class="mw-redirect" title="Rayonnements ionisants">rayonnements ionisants</a> (radiations), les fortes puissances les effets thermiques ;</li>
<li>de la « géométrie » de l'arme. On pense là à la « <a href="Bombe_%C3%A0_neutrons" title="Bombe à neutrons">bombe à neutrons</a> » : augmentation de la part de l'énergie sous forme de <a href="Rayonnements_ionisants" class="mw-redirect" title="Rayonnements ionisants">rayonnements ionisants</a> ;</li>
<li>du milieu où a lieu l'explosion :
<ul><li>aérienne (à distance de la surface) : maximalise les effets thermiques, mécaniques, et la surface touchée. Utilisée pour détruire des cibles « douces » comme des villes ou des unités militaires non préparées. C'était le cas de la bombe d'Hiroshima qui a explosé à une altitude de 500 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr>,</li>
<li>au contact (ou sous le niveau) de la surface : beaucoup d'énergie mécanique avec génération d'une <a href="Onde_de_choc" title="Onde de choc">onde de choc</a> <a href="Sismique" class="mw-redirect" title="Sismique">sismique</a> et d'un <a href="Crat%C3%A8re_d'explosion" title="Cratère d'explosion">cratère</a>, les retombées radioactives sont très importantes. Utilisée pour détruire des cibles « durcies » tel les <a href="Casemate" title="Casemate">bunkers</a>, les <a href="Abri_anti-atomique" class="mw-redirect" title="Abri anti-atomique">abris souterrains</a> ou les silos de missiles. Les effets thermiques et l'onde de choc aérien sont diminués,</li>
<li>dans le quasi-<a href="Vide_(physique)" title="Vide (physique)">vide</a> de l'<a href="Espace_(cosmologie)" title="Espace (cosmologie)">espace</a> ou de la haute <a href="Atmosph%C3%A8re_(Terre)" class="mw-redirect" title="Atmosphère (Terre)">atmosphère</a> : surtout des <a href="Rayonnements_ionisants" class="mw-redirect" title="Rayonnements ionisants">rayonnements ionisants</a>, avec un très grand rayon d’action. Peu d’effets thermiques. Presque aucun effet mécanique. Il existe par contre, dans ce cas, des effets assez « exotiques » : voir ci-dessous ;</li></ul></li>
<li>des conditions météorologiques :
<ul><li>les nébulosités (nuages, brouillard) ou la présence de neige au sol peuvent beaucoup diminuer ou augmenter « l'efficacité » du rayonnement thermique de la bombe,</li>
<li>des phénomènes d'inversions de la température de l'air peuvent également dévier les ondes de chocs et ainsi diminuer les dommages à distance du point zéro.</li></ul></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effet_mécanique"><span id="Effet_m.C3.A9canique"></span>Effet mécanique</h3></div>
<p>L'explosion crée une <a href="Vitesse_de_d%C3%A9tonation" title="Vitesse de détonation">onde de choc supersonique</a>, suivie d'un vent violent<sup id="cite_ref-10" class="reference"><a href="#cite_note-10"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-11" class="reference"><a href="#cite_note-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ces phénomènes détruisent les bâtiments et tuent par chute ou écrasement des personnes. Dans le cas de Hiroshima<sup id="cite_ref-12" class="reference"><a href="#cite_note-12"><span class="cite-bracket">[</span>12<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> jusqu'à 500 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> de l'hypocentre, les bâtiments en béton armé sont gravement endommagés (tel le centre de promotion de l'industrie à Hiroshima, renommé <i>Mémorial de la paix</i><sup id="cite_ref-13" class="reference"><a href="#cite_note-13"><span class="cite-bracket">[</span>13<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). Jusqu'à 2,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>, les constructions en bois seront jugées irréparables. Les édifices en brique sont détruits jusqu'à 1,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>, irréparables jusqu'à 2 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_thermiques">Effets thermiques</h3></div>
<p>Une part importante de l'énergie libérée par l'explosion l'est sous forme de rayonnements. Le <a href="Rayonnement_thermique" title="Rayonnement thermique">rayonnement thermique</a> peut provoquer des incendies ou des brûlures importantes sur une large surface. Dans le cas de Hiroshima, le bois sec s'enflamme spontanément jusqu'à 900 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> de l'hypocentre ; la moitié des personnes exposées subissent des brûlures du <abbr class="abbr" title="Troisième">3<sup>e</sup></abbr> degré à 2,1 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> de l'hypocentre, du <abbr class="abbr" title="Deuxième">2<sup>e</sup></abbr> degré à 2,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>, du <abbr class="abbr" title="Premier">1<sup>er</sup></abbr> degré (« coup de soleil ») à 3,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> et aucune brûlure au-delà de 4,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr><sup id="cite_ref-14" class="reference"><a href="#cite_note-14"><span class="cite-bracket">[</span>14<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_radiologiques">Effets radiologiques</h3></div>
<p>Dans une bombe H classique, les rayonnements ionisants (rayons gamma et neutrons) jouent un faible rôle, leur zone d'influence étant moins étendue que les autres effets. Cependant, dans le cas de la <a href="Bombe_%C3%A0_neutrons" title="Bombe à neutrons">bombe à neutrons</a>, les autres effets étant très limités (la majeure partie de la puissance étant émise sous forme de neutrons), <span class="need_ref" title="Une source est souhaitée pour ce passage." style="cursor:help;">une dose mortelle de neutrons est émise dans un rayon de quelques kilomètres</span><sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;">[<abbr class="abbr" title="référence">réf.</abbr> souhaitée]</sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_électromagnétiques"><span id="Effets_.C3.A9lectromagn.C3.A9tiques"></span>Effets électromagnétiques</h3></div>
<p>L'ionisation de l'air lors de l'explosion crée une décharge électromagnétique, qui perturbe les communications radio et peut endommager des équipements électroniques.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_radioactifs_(retombées)"><span id="Effets_radioactifs_.28retomb.C3.A9es.29"></span>Effets radioactifs (retombées)</h3></div>
<p>L'effet radioactif de la bombe H est inférieur à celui des bombes A. Les principaux <a href="Polluant" class="mw-redirect" title="Polluant">polluants</a> <a href="Radioactif" class="mw-redirect" title="Radioactif">radioactifs</a> sont ceux générés par la fission de l'amorce et des composants annexes. En effet, la réaction de fusion libère très peu de composés radioactifs (juste du <a href="Tritium" title="Tritium">tritium</a> non fusionné). L'amorce libère des produits de fission radioactifs, mais sa puissance est faible. Cependant, si l'enveloppe est en uranium, il se produit une seconde réaction de fission à l'issue de la réaction de fusion (bombe fission-fusion-fission) : la puissance de la bombe est doublée, mais les retombées sont multipliées d'un facteur supérieur à 10<sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;"><span title="Ce passage nécessite une référence (demandé le août 2020) ; voir l'aide.">[réf. nécessaire]</span></sup>.
</p><p>La bombe H <i><a href="Castle_Bravo" title="Castle Bravo">Castle Bravo</a></i>, d'une puissance de 15 <a href="Tonne_de_TNT" class="mw-redirect" title="Tonne de TNT">mégatonnes</a> et testée dans l'<a href="Atoll_de_Bikini" class="mw-redirect" title="Atoll de Bikini">atoll de Bikini</a> en 1954, a toutefois provoqué un drame humain et écologique dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres autour du lieu d'explosion. Ces conséquences ont déclenché un mouvement d'opinion global critique à l'égard des tests et, plus généralement, du développement d'<a href="Armes_nucl%C3%A9aires" class="mw-redirect" title="Armes nucléaires">armes nucléaires</a><sup id="cite_ref-15" class="reference"><a href="#cite_note-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Conséquences_pour_les_êtres_humains"><span id="Cons.C3.A9quences_pour_les_.C3.AAtres_humains"></span>Conséquences pour les êtres humains</h2></div>
<p>L'explosion nucléaire est un phénomène physique qui survient lors du fonctionnement d'une bombe nucléaire. Cette dernière est en principe utilisé comme <a href="Arme" title="Arme">arme</a>. La partie suivante développe donc les conséquences médicales de cette explosion sur les <a href="Civil" title="Civil">populations civiles</a> ou les <a href="Soldat" class="mw-redirect" title="Soldat">combattants</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_médicaux"><span id="Effets_m.C3.A9dicaux"></span>Effets médicaux</h3></div>
<p><i>Dans cette section, les blessures décrites sont souvent le résultat de circonstances cumulatives ; une seule victime peut souffrir à la fois de brûlures thermiques, de plusieurs traumatismes et d'une irradiation. Même modéré, leur cumul peut être fatal, d'autant que la désorganisation qui suit l'attaque rend l'accès aux soins problématique. Enfin, la composante psychologique traumatique est difficilement quantifiable ici.</i>
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Flash_lumineux_et_rayonnement_thermique_de_l'explosion"><span id="Flash_lumineux_et_rayonnement_thermique_de_l.27explosion"></span>Flash lumineux et rayonnement thermique de l'explosion</h4></div>
<p>Ils entraînent des blessures selon deux mécanismes. D'une part, des personnes à l'extérieur des bâtiments subissent des <a href="Br%C3%BBlures" class="mw-redirect" title="Brûlures">brûlures</a> de la peau exposée. Le port de vêtements, en particulier clairs, peut apporter une certaine protection. Les distances estimées pour lesquelles surviennent des brûlures du deuxième degré pour 50 % des personnes exposées protégées par un <a href="Treillis_(v%C3%AAtement_militaire)" class="mw-redirect" title="Treillis (vêtement militaire)">treillis militaire</a> sont ainsi de : 369 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour un engin de 1 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 1 100 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour 10 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 3 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 100 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 8 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>. Dans le cas particulier des personnes regardant par accident directement la boule de feu, la <a href="R%C3%A9tine" title="Rétine">rétine</a> peut être endommagée ou brûlée, induisant un risque de <a href="C%C3%A9cit%C3%A9" title="Cécité">cécité</a> temporaire ou définitive, et ceci même à très grande distance.
</p><p>D'autre part, de façon indirecte, le <a href="Rayonnement_thermique" title="Rayonnement thermique">rayonnement thermique</a> entraîne nombre d'<a href="Incendie" title="Incendie">incendies</a>, y compris à distance du point zéro. Les personnes exposées sont blessées ou tuées dans ces incendies (brûlures, <a href="Asphyxie" title="Asphyxie">asphyxie</a>…). Par exemple, un engin de 35 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr> peut enflammer un rideau de fenêtre en coton à 3,8 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>. Un engin de 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr> déclenche des feux jusqu'à 16 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>. À <a href="Bombardements_atomiques_de_Hiroshima_et_Nagasaki" class="mw-redirect" title="Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki">Hiroshima</a>, les multiples incendies se réunirent en une tempête de feu qui dura <span class="nowrap">16 heures</span>, dévasta <span class="nowrap">11 kilomètres</span> carrés et y piégea les victimes<sup id="cite_ref-18" class="reference"><a href="#cite_note-18"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Onde_de_choc_et_effet_de_souffle">Onde de choc et effet de souffle</h4></div>
<ul><li>Effet direct, par <a href="Barotraumatisme" title="Barotraumatisme">barotraumatisme</a> : lésions internes (<a href="Tympan_(anatomie)" class="mw-redirect" title="Tympan (anatomie)">tympans</a>, <a href="Sinus_paranasal" title="Sinus paranasal">sinus</a>, <a href="Poumon" title="Poumon">poumons</a>, <a href="Tube_digestif" class="mw-redirect" title="Tube digestif">tube digestif</a>) dues à la variation brutale de pression au passage de l'onde. La résistance des tissus est significative aussi ce n'est pas la cause de la majorité des blessures. En effet, il faut une surpression de <span class="nowrap">100 <a href="Pascal_(unit%C3%A9)" title="Pascal (unité)">kPa</a></span> pour entraîner une lésion des tympans chez 50 % des personnes exposées<sup id="cite_ref-19" class="reference"><a href="#cite_note-19"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. De même que pour entraîner la mort de ces mêmes 50 % il faut une surpression de <span title="3 bar ou 2,960 769 atm" style="cursor:help">300</span> <abbr class="abbr" title="kilopascal">kPa</abbr><sup id="cite_ref-20" class="reference"><a href="#cite_note-20"><span class="cite-bracket">[</span>20<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Par contre un mur en moellons s'effondre dès <span title="0,15 bar ou 0,148 038 atm" style="cursor:help">15</span> <abbr class="abbr" title="kilopascal">kPa</abbr><sup id="cite_ref-21" class="reference"><a href="#cite_note-21"><span class="cite-bracket">[</span>21<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.</li>
<li>Indirect, et plus meurtrier :
<ul><li>le passage de l'<a href="Onde_de_choc" title="Onde de choc">onde de choc</a> provoque l'effondrement des bâtiments. Un grand nombre de victimes succombent ensevelies sous les décombres, d'autant que des incendies s'y développent rapidement. Par exemple, une surpression de <span title="0,35 bar ou 0,345 423 atm" style="cursor:help">35</span> <abbr class="abbr" title="kilopascal">kPa</abbr> assurant des destructions complètes à modérées sur la plupart des constructions se retrouvera à 700 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> d'un engin de 1 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 3,2 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d'un engin de 100 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr> et 6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d'un engin de 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>.</li>
<li>le souffle projette des débris (par exemple, le verre des vitres brisées transformé en projectile). Voici, par exemple, les distances estimées pour lesquelles surviennent des blessures perforantes graves par projection de débris pour 50 % des personnes exposées : 220 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour un engin de 1 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 570 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour 10 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 1,5 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 100 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 3,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>.</li>
<li>le souffle déplace brutalement les victimes et les blesse par chute ou écrasement. Voici par exemple, les distances estimées pour lesquelles surviennent des blessures graves pour 50 % des personnes exposées par écrasement ou chute : 270 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour un engin de 1 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 750 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour 10 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 1,9 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 100 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 4,8 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>.</li></ul></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Radiations">Radiations</h4></div>
<ul><li>Causes d'irradiation :
<ul><li>Irradiation instantanée au moment de l'explosion (irradiation externe par <a href="Neutron" title="Neutron">neutrons</a> et <a href="Rayon_gamma" title="Rayon gamma">rayons γ</a>). Voici, par exemple, les distances estimées pour lesquelles surviendrait un décès pour 50 % des personnes exposées à cause de l'irradiation au moment de l'explosion (soit une dose de <span class="nowrap">4 <a href="Gray_(unit%C3%A9)" title="Gray (unité)">Gray</a></span> ou Gy) : 800 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour un engin de 1 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 1 100 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour 10 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 1,6 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 100 <abbr class="abbr" title="kilotonne">kt</abbr>, 3,2 <abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> pour 1 <abbr class="abbr" title="mégatonne">Mt</abbr>. Des murs très épais apporteraient une certaine protection.</li>
<li>Irradiation par la radioactivité induite (<a href="Activation_neutronique" title="Activation neutronique">activation neutronique</a>) : au moment de l'explosion le bombardement par les neutrons rend les matériaux du sol et des bâtiments radioactifs près du point zéro par formation de <a href="Radioisotope" title="Radioisotope">radionucléides</a>. Cette radioactivité diminue rapidement et est confinée à une zone où le rayonnement thermique a normalement déjà tout tué. À Hiroshima et Nagasaki on estime qu'elle représentait le premier jour, au maximum, une dose cumulée de 0,6 <abbr class="abbr" title="gray">Gy</abbr>. La dose cumulée du deuxième au cinquième jour représentait moins de 0,1 <abbr class="abbr" title="gray">Gy</abbr><sup id="cite_ref-22" class="reference"><a href="#cite_note-22"><span class="cite-bracket">[</span>22<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.</li>
<li>Irradiation à la suite des retombées radioactives (surtout en cas d'explosion au niveau de la surface) : c'est-à-dire irradiation par les <a href="Radioisotope" title="Radioisotope">radionucléides</a> produits par l'explosion. Ces radionucléides sont soit déposés au niveau du sol et de l'environnement (irradiation externe surtout par <a href="Rayon_gamma" title="Rayon gamma">rayons γ</a>), soit <a href="Contamination_radioactive" title="Contamination radioactive">absorbés par l'organisme</a> – par exemple, poussières déposées dans les voies respiratoires – (irradiation interne surtout par <a href="Radioactivit%C3%A9_%CE%B2" title="Radioactivité β">rayons β</a>). La zone touchée par ces retombées peut, en fonction des vents, s'étendre sur des centaines de kilomètres. Ces radiations sont meurtrières, en particulier dans les premiers jours. Empiriquement, on peut estimer qu'une heure après l'explosion les victimes sont exposées à des débits de doses élevées jusqu'à 10 <abbr class="abbr" title="gray par heure">Gy/h</abbr> à l'endroit des retombées. Toutes les 7 heures, ce débit est à diviser par dix. Au bout de 15 jours, ce débit n'est plus que de 1 <abbr class="abbr" title="milligray par heure">mGy/h</abbr>. La meilleure des protections serait d'évacuer la zone des retombées. Sinon le confinement à l'intérieur d'un bâtiment aux murs épais serait également une solution possible. À <a href="Bombardements_atomiques_de_Hiroshima_et_Nagasaki" class="mw-redirect" title="Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki">Hiroshima et Nagasaki</a> (explosions aériennes), il y eut assez peu de retombées (dose cumulée totale au maximum de 0,4 <abbr class="abbr" title="gray">Gy</abbr>).</li></ul></li>
<li>Effets médicaux :
<ul><li><a href="Syndrome_d'irradiation_aigu%C3%AB" title="Syndrome d'irradiation aiguë">Syndrome d'irradiation aiguë</a>. Au départ (quelques heures à quelques jours), une phase de <a href="Prodrome" class="mw-redirect" title="Prodrome">prodromes</a> : <a href="Asth%C3%A9nie" title="Asthénie">asthénie</a>, <a href="C%C3%A9phal%C3%A9e" title="Céphalée">céphalées</a>, <a href="Naus%C3%A9e_(m%C3%A9decine)" class="mw-redirect" title="Nausée (médecine)">nausées</a>, <a href="Vomissement" title="Vomissement">vomissements</a>. Plus les signes surviennent précocement, plus le pronostic est sombre. Après une phase de latence (de quelques jours à quelques semaines) au cours de laquelle l'état de santé de la victime s'est amélioré, survient la phase aiguë : asthénie, céphalées, nausées, vomissements, <a href="Diarrh%C3%A9e" title="Diarrhée">diarrhées</a>, <a href="Immunod%C3%A9pression" class="mw-redirect" title="Immunodépression">immunodépression</a>, perte des cheveux, <a href="H%C3%A9morragie" title="Hémorragie">hémorragies</a> et éventuellement décès en quelques semaines à quelques mois. Sinon guérison avec ou sans séquelles (voir ci-dessous) en quelques mois. À Hiroshima et Nagasaki, quelques dizaines de milliers de personnes sont mortes du Syndrome d'irradiation aiguë dans les jours, les semaines et les mois qui ont suivi l'attaque.</li>
<li>Exposition in utero des <a href="F%C5%93tus" title="Fœtus">fœtus</a>, conséquence de l'irradiation de femme enceinte. Elle peut entraîner une mort in utero (<a href="Avortement" title="Avortement">avortement</a>), un retard de croissance, un retard mental ou des malformations (non héréditaires)<sup id="cite_ref-23" class="reference"><a href="#cite_note-23"><span class="cite-bracket">[</span>23<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.</li></ul></li>
<li>Effets médicaux à long terme :
<ul><li>Séquelles du <a href="Syndrome_d'irradiation_aigu%C3%AB" title="Syndrome d'irradiation aiguë">Syndrome d'irradiation aiguë</a> : <a href="Cataracte_(maladie)" title="Cataracte (maladie)">cataractes</a>, <a href="St%C3%A9rilit%C3%A9_humaine" title="Stérilité humaine">stérilité</a> (souvent réversible chez l'homme), augmentation de la fréquence des maladies pulmonaires, cardiaques ou digestives avec possible diminution de la durée de vie.</li>
<li><a href="Cancer" title="Cancer">Cancers</a> : tumeurs malignes solides et <a href="Leuc%C3%A9mie" title="Leucémie">leucémies</a>, conséquence de l'irradiation.</li>
<li>Pour estimer l'importance de ces effets à long terme, il faut se référer au suivi de 86 000 survivants de Hiroshima et Nagasaki<sup id="cite_ref-24" class="reference"><a href="#cite_note-24"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-25" class="reference"><a href="#cite_note-25"><span class="cite-bracket">[</span>25<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-26" class="reference"><a href="#cite_note-26"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
<ul><li>Décès liés aux cancers : sur les 50 000 survivants suivis situés à moins de 2 500 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> du point zéro au moment de l'explosion un excès de 428 cancers mortels liés aux radiations seraient survenus entre 1950 et 1990.</li>
<li>Excès de décès liés aux radiations autres que les cancers : ce nombre représenterait 50 à 100 % du nombre des décès par cancer liés aux radiations.</li>
<li>Au-delà de 2 400 <abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> il n'y aurait que peu d'effets liés aux radiations.</li></ul></li></ul></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Effets_sur_la_descendance_de_la_population_irradiée"><span id="Effets_sur_la_descendance_de_la_population_irradi.C3.A9e"></span>Effets sur la descendance de la population irradiée</h3></div>
<p>L'altération des <a href="Cellule_germinale" title="Cellule germinale">cellules germinales</a> peut avoir des effets sur la descendance de la population irradiée. Elle peut provenir de l'irradiation externe ou interne, c'est-à-dire être provoquée par les <a href="Radioactivit%C3%A9" title="Radioactivité">éléments radioactifs</a> incorporés au corps.
</p><p>Des éléments de réponse permettent d'appréhender l'importance de ces effets mutagènes :
</p>
<ul><li>les résultats du suivi des descendants des victimes d'Hiroshima et Nagasaki (30 000 enfants de parents irradiés, ce qui représente une population statistiquement significative) n'a pas permis d'observer une augmentation des malformations ou des troubles génétiques, du moins à la première génération. Si le risque mutagène existe, il peut sans doute être considéré comme faible<sup id="cite_ref-27" class="reference"><a href="#cite_note-27"><span class="cite-bracket">[</span>27<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-28" class="reference"><a href="#cite_note-28"><span class="cite-bracket">[</span>28<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> ;</li>
<li>chez les mammifères, l'expérimentation animale n'a pas mis en évidence l'apparition d'anomalies génétiques, même sur plusieurs dizaines de générations successivement irradiées. Ce qui renforce les conclusions précédentes. L'utilisation de <span class="nowrap">rayons X</span> pénétrants permet <i>a priori</i> d'étendre ces conclusions aux effets génétiques des irradiations internes<sup id="cite_ref-ncbi.nlm.nih.gov_29-0" class="reference"><a href="#cite_note-ncbi.nlm.nih.gov-29"><span class="cite-bracket">[</span>29<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap mw-references-columns"><ol class="references">
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<li id="cite_note-24"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-24">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Finch1979"><span class="ouvrage" id="Stuart_C._Finch1979"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Stuart C. Finch, « <cite style="font-style:normal" lang="en">The Study of Atomic Bomb Survivors in Japan</cite> », <i><span class="lang-en" lang="en"><a href="The_American_Journal_of_Medicine" title="The American Journal of Medicine">The American Journal of Medicine</a></span></i>, <abbr class="abbr" title="volume">vol.</abbr> 66, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 6, <time class="nowrap" datetime="1979-06" data-sort-value="1979-06">juin 1979</time>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <span class="nowrap">899–901</span> <small style="line-height:1em;">(<a href="PubMed" title="PubMed">PMID</a> <span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/453222">453222</a></span>, <a href="Digital_Object_Identifier" title="Digital Object Identifier">DOI</a> <span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://dx.doi.org/10.1016/0002-9343%2879%2990440-6">10.1016/0002-9343(79)90440-6</a></span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&rft.genre=article&rft.atitle=The+Study+of+Atomic+Bomb+Survivors+in+Japan&rft.jtitle=The+American+Journal+of+Medicine&rft.issue=6&rft.aulast=Finch&rft.aufirst=Stuart+C.&rft.date=1979-06&rft.volume=66&rft.pages=899%E2%80%93901&rft_id=info%3Adoi%2F10.1016%2F0002-9343%2879%2990440-6&rft_id=info%3Apmid%2F453222&rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AExplosion+atomique"></span></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-25"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-25">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.rerf.or.jp/general/qa_e/qa2.html">Radiation Effects Reasearch Foundation</a>, FAQ, How many cancer deaths have occurred among atomic-bomb survivors and how many of these can be attributed to radiation?</span>
</li>
<li id="cite_note-26"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-26">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.rerf.or.jp/general/qa_e/qa5.html">Radiation Effects Reasearch Foundation</a>, FAQ, What health effects other than cancer have been seen among the atomic-bomb survivors?</span>
</li>
<li id="cite_note-27"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-27">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="SchullOtakeNeel1981"><span class="ouvrage" id="William_J._SchullMasanori_OtakeJames_V._Neel1981"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> William J. Schull, Masanori Otake et James V. Neel, « <cite style="font-style:normal" lang="en">Genetic Effects of the Atomic Bombs : A Reappraisal</cite> », <i><span class="lang-en" lang="en"><a href="Science_(revue)" title="Science (revue)">Science</a></span></i>, <abbr class="abbr" title="volume">vol.</abbr> 213, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 4513, <time class="nowrap" datetime="1981-09-11" data-sort-value="1981-09-11">11 septembre 1981</time>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <span class="nowrap">1220–1227</span> <small style="line-height:1em;">(<a href="Digital_Object_Identifier" title="Digital Object Identifier">DOI</a> <span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://dx.doi.org/10.1126/science.7268429">10.1126/science.7268429</a></span>, <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/213/4513/1220?ck=nck">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&rft.genre=article&rft.atitle=Genetic+Effects+of+the+Atomic+Bombs&rft.jtitle=Science&rft.issue=4513&rft.stitle=A+Reappraisal&rft.aulast=Schull&rft.aufirst=William+J.&rft.au=Masanori+Otake&rft.au=James+V.+Neel&rft.date=1981-09-11&rft.volume=213&rft.pages=1220%E2%80%931227&rft_id=info%3Adoi%2F10.1126%2Fscience.7268429&rft_id=http%3A%2F%2Fwww.sciencemag.org%2Fcgi%2Fcontent%2Fabstract%2F213%2F4513%2F1220%3Fck%3Dnck&rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AExplosion+atomique"></span></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-28"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-28">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.rerf.or.jp/general/qa_e/qa7.html">Radiation Effects Reasearch Foundation</a>, FAQ, What health effects have been seen among the children born to atomic-bomb survivors?</span>
</li>
<li id="cite_note-ncbi.nlm.nih.gov-29"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-ncbi.nlm.nih.gov_29-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="SpaldingBrooksTietjen1981"><span class="ouvrage" id="J.F._SpaldingM.R._BrooksGary_L._Tietjen1981"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> J.F. Spalding, M.R. Brooks et Gary L. Tietjen, « <cite style="font-style:normal" lang="en">Comparative Litter and Reproduction Characteristics of Mouse Populations for <span class="nowrap">82 Generations</span> of X-Irradiated Male Progenitors</cite> », <i><span class="lang-en" lang="en">Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine</span></i>, <abbr class="abbr" title="volume">vol.</abbr> 166, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 2, <time class="nowrap" datetime="1981-02" data-sort-value="1981-02">février 1981</time>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <span class="nowrap">237–240</span> <small style="line-height:1em;">(<a href="PubMed" title="PubMed">PMID</a> <span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7208485">7208485</a></span>, <a href="Digital_Object_Identifier" title="Digital Object Identifier">DOI</a> <span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://dx.doi.org/10.3181/00379727-166-41052">10.3181/00379727-166-41052</a></span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&rft.genre=article&rft.atitle=Comparative+Litter+and+Reproduction+Characteristics+of+Mouse+Populations+for+82+Generations+of+X-Irradiated+Male+Progenitors&rft.jtitle=Proceedings+of+the+Society+for+Experimental+Biology+and+Medicine&rft.issue=2&rft.aulast=Spalding&rft.aufirst=J.F.&rft.au=M.R.+Brooks&rft.au=Gary+L.+Tietjen&rft.date=1981-02&rft.volume=166&rft.pages=237%E2%80%93240&rft_id=info%3Adoi%2F10.3181%2F00379727-166-41052&rft_id=info%3Apmid%2F7208485&rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AExplosion+atomique"></span></span></span>.</span>
</li>
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<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Voir_aussi">Voir aussi</h2></div>
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<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Bibliographie">Bibliographie</h3></div>
<ul><li><i>Notes de Hiroshima</i>, de <a href="Kenzaburo_Oe" class="mw-redirect" title="Kenzaburo Oe">Kenzaburo Oé</a></li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <i>Effects of A-bomb Radiation on the Human Body</i> 1992, éd. Hiroshima International Council for Medical Care of the Radiation-exposed, Bunkodo</li>
<li><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.armees-polynesie.pf/IMG/pdf/essais_nucleaires/La_dimension_radiologique_des_essais_nucleaires_francais_en_Polynesie.pdf">La dimension radiologique des essais nucléaires français</a> <abbr class="abbr indicateur-format format-pdf" title="Document au format Portable Document Format (PDF)">[PDF]</abbr>, sur armees-polynesie.pf</li>
<li><a href="Edita_Morris" title="Edita Morris">Edita Morris</a>, <i><a href="Les_Fleurs_d'Hiroshima" title="Les Fleurs d'Hiroshima">Les Fleurs d'Hiroshima</a></i>, éditions J'ai lu</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Articles_connexes">Articles connexes</h3></div>
<ul><li><a href="Abri_anti-atomique" class="mw-redirect" title="Abri anti-atomique">Abri anti-atomique</a></li>
<li><a href="Essai_nucl%C3%A9aire" title="Essai nucléaire">Essai nucléaire</a></li>
<li><a href="%C3%89quivalent_en_TNT" title="Équivalent en TNT">Équivalent en TNT</a></li>
<li><a href="Sir%C3%A8ne_d'alerte_nucl%C3%A9aire" class="mw-redirect" title="Sirène d'alerte nucléaire">Sirène d'alerte nucléaire</a></li>
<li><a href="Missile_nucl%C3%A9aire" title="Missile nucléaire">Missile nucléaire</a></li>
<li><a href="Mouvement_antinucl%C3%A9aire" title="Mouvement antinucléaire">Mouvement antinucléaire</a></li>
<li><a href="Trait%C3%A9_sur_la_non-prolif%C3%A9ration_des_armes_nucl%C3%A9aires" title="Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires">Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires</a></li>
<li><a href="NUKEMAP" class="mw-redirect" title="NUKEMAP">NUKEMAP</a></li>
<li><a href="Puissance_des_armes_nucl%C3%A9aires" title="Puissance des armes nucléaires">Puissance des armes nucléaires</a></li>
<li><a href="Explosion_nucl%C3%A9aire_pacifique" title="Explosion nucléaire pacifique">Explosion nucléaire pacifique</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Liens_externes">Liens externes</h3></div>
<p class="mw-empty-elt">
</p>
<ul><li class="mw-empty-elt"></li>
<li class="mw-empty-elt"></li>
<li><div class="liste-horizontale"><span class="wd_identifiers">Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes</span> : <ul><li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.britannica.com/science/nuclear-explosion"><i>Britannica</i></a></li> <li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://encyklopedia.pwn.pl/haslo/;3998668"><i>Internetowa encyklopedia PWN</i></a></li> </ul></div></li>
<li><div class="liste-horizontale"><span class="wd_identifiers"><a href="Autorit%C3%A9_(sciences_de_l'information)" title="Autorité (sciences de l'information)">Notices d'autorité</a></span> : <ul><li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://d-nb.info/gnd/7509741-2">GND</a></span></li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://id.ndl.go.jp/auth/ndlna/00562377">Japon</a></span></li> </ul></div></li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.ibiblio.org/hyperwar/AAF/USSBS/AtomicEffects/"><i>The Effects of Atomic Bombs on Hiroshima and Nagaski</i></a>, Rapport d'enquête américains, de nombreuses photographies.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.fas.org/nuke/intro/nuke/effects.htm">Nuclear Weapon Effects</a>, <span class="lang-en" lang="en">Federation of American Scientists</span>.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.cddc.vt.edu/host/atomic/nukeffct/index.html">The Effects of Nuclear Weapons</a>, 1964 : description of weapon burns.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.fourmilab.ch/etexts/www/effects/">The Effects of Nuclear Weapons</a>, Third Edition, 1977.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <abbr class="abbr indicateur-format format-vidéo" title="Vidéo au format mpg, avi…">[vidéo]</abbr> « <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.youtube.com/watch?v=I9lquok4Pdk">Chronologie des 2053 explosions et essais de 1945 à 1998 à la surface du globe</a> », sur <span class="lang-en" lang="en"><a href="YouTube" title="YouTube">YouTube</a></span> (avec effets visuels et sonores).</li></ul>
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</div>
<ul id="bandeau-portail" class="bandeau-portail"><li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer skin-invert-image" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de l’histoire militaire</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail des risques majeurs</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la physique</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail du nucléaire</span> </span></li> </ul></div><!--htdig_noindex--><div><div class="zim-footer">
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